L’histoire de «Bee the solution»

– Par Chrystel Vert-Pré, Présidente et consultante de terrain –

La graine de «Bee the solution» a été plantée dans mon coeur il y a 30 ans, lors de mon premier voyage en Afrique étant enfant. Lorsque je suis revenue, j’ai pensé «un jour, je viendrais en Afrique… avec un Land Rover». Comme tous les enfants, nous rêvons de ce que nous deviendrons en grandissant. Et mon rêve n’était pas directement lié à faire quelque chose comme ceci. J’ai grandi, j’ai étudié la chimie et la biologie à l’université, et j’ai commencé à travailler dans un poste que j’aime beaucoup. Mais, au fond de mon esprit, ce rêve était toujours présent. Et donc, tout en aimant mon travail, j’ai planifié pour cet autre rêve: Voyageant en Afrique, pour commencer à la connaître mieux – Economisant – Etudiant – J’ai même eu la grande chance de travailler pour une ONG pendant 6-mois.

Lorsque l’opportunité s’est présentée, j’ai finalement acheté la Land Rover et une fois prête à être ma maison et mon bureau, je l’ai expédiée en Afrique du Sud. Le choix de commencer en Afrique du Sud a principalement été dicté par les conditions dans certaines régions du continent dans les années précédentes.

A ce moment, je n’avais pas de plan de route. Ma philosophie pour «Bee the solution» n’était pas d’arriver avec des projets qui ne seraient pas les bons. J’ai vu de trés bons projets d’un point de vue Occidental qui n’ont pas été fructueux car les communautés locales n’en voyaient pas le besoin (mais voulaient quelque chose d’autre). J’ai vu des projets importants dépensant très peu dans l’économie du pays. Et pourtant, j’ai rencontré des locaux voulant faire quelque chose. Et ils ont les connaissances locales du problème et de ce qui fonctionnera. Mais, je ne travaillerai que sur des projets dans lesquels je crois.

L’Afrique est un continent simple et complexe.Et je ne peux me prononcer que sur les pays où je me suis rendue. Les gens sont les même partout mais les cultures changent de village en village. Pas deux sont exactement les même. Même s’ils présentent de très grande similarités dans les même régions. Le point commun partout où je suis passée, est la créativité. Les gens peuvent accomplir des miracles avec rien/n’importe quoi. Mais d’un autre côté, l’autre point commun est le manque de confiance en soi et de motivation dans la pensée qu’ils peuvent le faire.

J’ai commencé par voyager dans les endroits que je connaissais. Et j’ai rencontré des gens. Des locaux, des voyageurs, des bénévoles. Ma route a été façonnée par les rencontres. Les discussions. Certains l’appeleront de la chance. Certains l’appelleront de l’aventure. Je pense simplement que j’ai appris sur le terrain, au travers des rencontres. Et que j’ai bati sur ces bases.
La raison principale pour ne pas avoir une feuille de route était d’en créer une basée sur les coutumes et besoins locaux et de l’adapter aux circonstances.

L’autre raison pour ne pas avoir un plan était de tester l’idée et le projet. Tout semble bien sur le papier (et dans votre esprit), mais cela sera-t-il faisable dans le monde réel? Donc je voulais m’assurer que ce mode de vie et de travail serait faisable pour moi sur une longue période et que les communautés seraient réceptive à ce type de soutien.

Après plus de 3 ans en Afrique, 9 pays, un passport plein et près de 100’000 km, j’ai rencontré énormement de gens, eu des expériences enrichissantes, créé un petit réseau de routes et selectionné différents projets dans lesquels je crois. Cela n’a pas toujours été facile durant les 3 dernières années, loin de là, mais j’y crois toujours. Peut-être même plus qu’avant.

Donc maintenant il est temps d’officiellement commencer «Bee the solution» et de partager mon rêve et ma vision afin qu’ils puissent grandir et aider les communautés à s’aider elles-même à croître.

Zambie, 13 Sep 2016