Newsletter 1, Octobre 2016

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Par Chrystel Vert-Pré

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J’ai été trés occupée avec la mise en place du site internet le mois dernier et l’apprentissage de beaucoup de “choses” techniques. Je suis toujours en train de me battre avec les termes techniques (donc ce sont des “choses”), mais je m’améliore dans la pratique. J’ai eu beaucoup d’aide pour en arriver là. Et je suis reconnaissante à tous ceux d’entre vous qui m’ont donné des conseils, soutien et encouragements. Sans vous, le site serai toujours uniquement un concept dans mon esprit.

Retour arrière il y a 2 mois, j’ai eu une aide formidable d’une bénévole dans une autre ONG. Elle m’a réellement motivée à trouver comment mettre en place le site internet (je cherchais, mais l’aspect technique me freinait…). Et donc, j’ai réussi à le mettre en place. Une longue procédure. Il m’a fallu 2 semaines pour faire tout le visuel. Et ensuite, 12h pour créer les pages. Pour chaque site. Alors que je finalisais tout, mettant tous les détails en place, j’ai eu la recommendation d’acheter un domaine. En soi, c’est facile… mais le transfert ne l’a pas été… “seulement” 3 jours pour lire un millier d’instructions et voir comment faire. Oh, puis-je mentionner que la plupart de ces intructions ne correspondaient pas à mon type de transfert, et que le transfert prend en fait environ 10 min…? Mais j’ai beaucoup appris à propos de HTML, base de données Php, programmation… Enfin, lorsque tout a été transféré, il m’a fallu refaire toutes les mises en pages et présentations.
Le temps nécessaire pour tout faire est aussi influencé par la vitesse des connections internet certains jours, quand vous cliquez sur une page et attendez (patiemment) qu’elle s’ouvre… l’un dans l’autre, une procédure longue et frustrante. Mais au moins, j’avais internet 🙂
La bannière a été réalisée par Mathilde, de retour en France et très prise par ses propres projets. Et bien qu’elle m’ait donné les instructions, je n’ai pas encore été capable d’en faire une autre… mais j’aime tellement la sienne que je n’ai peut-être pas les bonnes motivations pour réussir à la changer…. 🙂

Pendant la rédaction de la newsletter.....

Pendant la rédaction de la newsletter…..

Pendant la rédaction de la newsletter.....

Pendant la rédaction de la newsletter…..

Il y a 2 semaines, nous avons changé de pays pour revenir à un autre projet. Cette fois-ci, il a été difficile de s’adapter et il m’a fallu quelques jours pour m’y mettre.
Le problème majeur a été de m’adapter à la chaleur. Le bureau précédent avait des températures de 12-15°C/30-32°C (i.e. 12-15°C la nuit et 30-32°C dans la journée). Comme nous sommes dans l’hémisphère Sud, nous rentrons dans l’été, donc je sais que les températures vont augmenter. Mais, uniquement 200km plus loin, la première soirée était trés chaude. Je l’ai mis sur le compte de la chaleur sur la route dans la journée. Mais le lendemain matin, il faisait déjà 30°C à 6h, juste au lever du soleil. Et le thermomètre est monté à près de 50°C dans la journée. Lorsqu’il a commencé à faire plus frais, il affichait toujours 44°C, mais le ressenti était plus agréable. Je ne me sentais pas en forme avec le changement soudain de température et j’étais inquiète pour le moteur de Maya qui était chaud avant même de démarrer… j’ai donc décidé de ne pas bouger. Je ne pouvais même pas travailler car tous les appareils électriques chauffaient trés vite.

Mur de Barrage de Kariba, à l’origine du Lac Kariba

Mur de Barrage de Kariba, à l’origine du Lac Kariba

Les températures ne descendent pas vraiment encore et tout le monde en souffre, même les locaux qui devraient y être habitué. J’en tire une leçon, qui illustre aussi l’utilité du travail de terrain: Octobre est le mois le plus chaud de l’année dans cette région. Et maintenant je sais que j’éviterai autant que possible de revenir en Octobre.
Je travaille maintenant sur des horaires différents – avant 10h le matin (quand la température atteind 40°C) et après 16h l’après-midi (quand le thermomètre redescend à 45°C et en deça). Les nuits sont assez agréables et fraiches – autour de 30°C… Mais je suis aussi les recommendations des habitants locaux et je bois des solutions de rehydratation pour éviter une perte trop importante de minéraux.

 

Rencontrer les pêcheurs me posent aussi quelques difficultés car la région est étendue et la conduite lente. Les rencontres ne peuvent avoir lieu que l’après-midi. Je passe donc les heures les plus chaudes dans la voiture, avec trés peu de courant d’air pour diminuer la température de l’habitacle car la faible vitesse ne permet pas une bonne circulation de l’air. Et je m’inquiète des dommages éventuels que cela pourrai avoir sur le moteur (surtout parceque j’ai déjà eu des choses étranges… mais je peux rouler, donc j’espère juste que tout se passe bien…)

Sardiniers à Kariba

Sardiniers à Kariba

Un point positif avec ces températures: pas besoin d’utiliser d’autre source d’énergie pour faire une tasse de thé… l’eau du robinet est suffisament chaude… réellement!

Lors de ma visite précédente, on m’a malheureusement volé mon ordinateur et mon appareil photo, avec tous mes documents et un bon nombre de photos. Depuis, je n’avais pas continué les recherches pour le projet et maintenant, je répète quelques recherches sur le terrain. La situation a aussi évoluée dans la région, à cause de la sécheresse, la pêche massive et l’économie du pays. Donc plus de détails sont à creuser. Un fait encourageant est le fait que les gens en ont parlé et beaucoup sont interressés. Et plusieurs personnes, qui ne sont pas pêcheurs, m’ont demandé comment ils pouvaient aider. Il y a encore beaucoup de travail pour développer une première version du projet, mais c’est en bonne voie.

Construction du support de filet de pêche

Construction du support de filet de pêche

Zone de séchage des sardines

Zone de séchage des sardines

Je suis ici pour 2-3 semaines supplémentaires, espèrant des températures plus fraîches et de la pluie, avant de revenir en Afrique du Sud.

Passez un bon mois
Chrystel, (Maya), Odile, Hélène et Jean-Louis

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